 
L'Unique saint homme de Ghazir

« Tous ceux qui se réclament de lui, parents, proches ou amis, sont en quête
d’un certificat de bonne conduite.
Bouna Yaacoub sait à qui se donner. Gratuitement. »

Par Général Mostapha Hamdane
Ad-diyar, mercredi 2 juillet 2008
(Texte écrit en incarcération ; traduit par Dr. Charbel TAYAH)
Tout au début, avant de m’engager avec Bouna Yaacoub, deux réflexions s’imposent :
Je soussigné, Mostapha Hamdane et j’appartiens à la race sémite, fond et forme. Mon père comme mon grand-père proviennent du substrat de Noé, mon aïeul et père de Sam et de Japhet ainsi que de mon aïeul Ibrahim qui, lui aussi, est issu du substrat d’Adam. J’ai voulu – par tout ce préambule comme je dispose encore plus de preuves tangibles sur mes origines sémites – prévoir la réponse des juifs talmudistes et leur parentèle qui vont m’accuser d’être antisémite, nazi ou même aryen. Tel comportement relève de leur rancune et de leur impudicité.
J’ai été attiré par ce que venait d’être dit par l’animatrice Wardé au cours de son émission radiophonique majlis bil amanet le jour même de la béatification de Bouna Yaacoub. C’est que le commerce en son nom a déjà commencé : T-shirts, chapelets, etc…sans pour autant oublier les interventions dans les médias des personnes prétendument honorables, ceux-là qui s’impliquent à gouverner le pays et le peuple de bouna Yaacoub. Lui, qui, depuis bien longtemps et avant qu’il ne fût question de béatification, les a mis en état d’alerte et ils n’ont pas voulu comprendre, parce qu’ils n’ont pas saisi en profondeur ce dont bouna Yaacoub a réellement fait. Seulement, ils se tirent les plumes du paon et que la belle saison présente, elle est celle de bouna Yaacoub. Apparaître gratuitement sur tous les écrans est chose grassement « bénéfique ». Pour ma part, avec bouna Yaacoub je ne fais aucun commerce comme je ne fais point partie de ceux qui se lancent dans des manœuvres de renchérissement. Quant à moi aujourd’hui, ne serait-ce particulièrement en l’honneur de bouna Yaacoub, je brise mon silence, et pour lui, je recouvrerai après, ce même silence. Tout ce que je dirai est spontané : il sortira du fond de mon cœur, de ma conscience et de mon âme. Il est évident que je ne répéterai point qui est bouna Yaacoub, ce qu’il a parachevé, ni de quelle manière il a triomphé car tout ce qui a été dit est, en même temps, beaucoup et peu… de choses. Beaucoup, pour ce monde éphémère et peu, sur le chemin de sainteté élaboré par bouna Yaacoub.
Mon histoire avec bouna Yaacoub commença le 13 juin 1967. Cela veut dire cinq jours après la démission tonitruante de Jamal Abdel Nasser lequel, au début de mes tendres années, elle fut l’impétueux déclencheur des sentiments de révolution en mon for intérieur. C’est après la défaite que j’ai pris conscience d’un ébranlement quelconque qui s’est produit sans pour autant renier mes convictions que la révolution et le changement continu des lois et des normes d’une vie si artificielle est la voie vers la libération et le progrès.
En ces temps déjà révolus, j’ai vu sur les pages d’une revue d’alors, l’image d’un homme aux traits durs, la barbe longue et ayant de courts cheveux sauf que de ses yeux irradient un amour profond suscitant un appel irrésistible à connaître cet homme. Probablement, trouverais-je en lui ce qui a été démoli en moi après la défaite. Et je l’ai trouvé. Bien que je fus complètement englouti en ce monde par la politique, les bienséances sociales tout comme les dissensions confessionnelles et religieuses (ou communautaires), telle situation permit que bouna Yaacoub occupait constamment mon âme et mon esprit comme je tentais incessamment de revenir à lui et vers lui, suite à tout comportement pris de ma part, sans révéler ceci à nulle personne de mon cercle d’amitié. A l’exception d’une seule personne que je ne révélerai le nom mais cette personne même s’y reconnaîtra si elle lit ces lignes. J’avoue et je confesse qu’il n’est point facile de se rapprocher de bouna Yaacoub, d’exécuter minutieusement son enseignement à l’instar de ses religieuses et des religieux, adeptes de bouna Yaacoub.
Celui qui désire faire la connaissance de bouna Yaacoub devra le connaître, en profondeur, selon les principes d’un texte saint et une vérité historique réfutés de la part des juifs talmudistes et de leurs partisans.
Quant au texte saint, il constitue, à la base, la foi profonde de bouna Yaacoub. Ce texte et cette vérité sont la feuille de route de la sainteté de bouna Yaacoub. Cette évidence, je l’écris telle que l’ai lue et perçue sans trop m’approfondir dans la philosophie et la rhétorique voire la théologie et l’exégèse. Je souhaite que vous ne m’acculiez pas à devenir athée, que vous ne fassiez de moi un converti ou un renégat voire un faussaire. Je l’ai lue selon la lumière de ma conscience d’homme et l’ai discernée selon la volonté de Dieu afin que je la garde en mon for intérieur et ma nature humaine. Ce texte est celui des Béatitudes selon l’Evangile de l’apôtre Mathieu : le sermon sur la Montagne, prêché par le Messie, sauveur et rédempteur, à tous ceux qui ont cru en lui. Et voici le texte :
Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés !
Heureux ceux qui sont humbles, car ils hériteront la terre !
Heureux ceux qui ont soif et faim de la justice, car ils seront rassasiés !
Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux !
Heureux qui auront le cœur pur car ils verront Dieu !
Heureux ceux qui procurent la paix car ils seront appelés fils de Dieu !
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !
Quant à la vérité historique et l’événement humain primordial dans l’Histoire de cette terre demeure le jugement et la sentence des juifs talmudistes et du sanhédrin - c’est-à-dire le conseil suprême de leur gouvernement - contre le Christ sauveur et rédempteur, Issa fils de la purissime Marie, par la condamnation à mort et le crucifiement. Eux, ils ont stipulé la sentence de mort ; et le Grand Empire romain, il a fermé l’œil pour faire plaisir à ses collecteurs d’impôts. Et en ces temps maintenant, il existe un grand empire et ses maints collecteurs d’impôts qui se pavanent en tenue de gouverneurs mais viendra le jour où nous les dévoilerons. Nommément. Il n’est pas question maintenant de les citer.
Sur ces saints vestiges de l’Histoire, s’est édifiée l’expérience sur terre de bouna Yaacoub. Elle fut une expérience si riche en actions, abondantes en œuvres mais maigre en paroles vaines.
Bouna Yaacoub est allé vers le Messie, il s’est libéré de son égoïsme terrestre qui entrave l’approfondissement de la dimension sanctifiée de la connaissance de soi. Suite à une réserve personnelle profonde, il se retourne vers les actions humaines ainsi que l’annonce de la Bonne Nouvelle (ou la parole de Dieu) appliquant le principe d’amour divin pour tous, sans la moindre ségrégation confessionnelle ou communautaire ou tout autre dénomination terrestre de l’invention des hommes pour la propension de la rancune, des dissensions et l’abus de tout ce qui est prétendument saint à des fins comme à des désirs, publics et personnels. Bouna Yaacoub a foulé aux pieds nus toutes les convoitises de ce monde. Il a piétiné ses propres désirs et les démons de la tentation pour octroyer le bonheur et la joie aux Sœurs de la croix comme à ses acolytes, les pères capucins - tel que nous les avons vus plus particulièrement, le jour de sa béatification – afin de nous donner, à nous autres qui tentons de prendre bouna Yaacoub pour un inspirateur, un bouclier et une lumière en tant que joie de sa sainteté. A son exemple – et à l’exception de ses adeptes – en suivant le Messie Rédempteur, le jour où il lutté dans le désert contre le démon des hommes ou tout court, contre les démons en soi, il en sort vainqueur des pires convoitises terrestres, la convoitise de dominer tous les royaumes de la terre par un acte d’apostasie, de despotisme, d’envie de manipuler le pain et l’eau des hommes pour en tirer profit et les assujettir corps et âme. Ensuite les réprouver aux flammes d’un enfer d’abjuration et d’impudicité. Mais bouna Yaacoub fut l’une des rares personnes qui ait le pouvoir de s’élever pour s’unir au Christ. Et là, je me permets de faire un aveu comme je confesse que je suis de ceux qui ont de préférences aux convoitises terrestres mais en contrepartie nombreux sont ceux qui ne l’avouent pas car ils sont faux et imposteurs. Et vous, Ô pauvres gens, chers au cœur de bouna Yaacoub lesquels vous les reconnaissez et les identifiez : bouna Yaacoub avait su, grâce à un sens ardent et saint, que nourrir un pauvre, revêtir un orphelin, instruire un enfant abandonné, abriter un vieillard impotent, aider un invalide et guérir un toxicomane vaut de loin tous les sceptres d’or, les couronnes des puissants et les frontières de tous les pays et les nations. Mais nous autres – le peuple commun – sommes incapables par la logique de notre conscience de saisir et de comprendre une telle équation. Or, nous la considérons irréaliste (ou chimérique) et romantique (ou utopique) ou mieux encore nous la qualifions d’expressions scientifiques et rationnelles. Or, celui qui l’exécute, on lui endosse tous les attributs pompeux et les titres honorifiques. Mais pour bouna Yaacoub, ces actions sont le principe même de la foi et le fondement de l’existence humaine sur terre.
Quant à la vérité historique, ou le principe même de l’Histoire de l’Humanité c’est-à-dire le Christ sauveur et rédempteur sur la croix, bouna Yaacoub l’a emmagasiné dans sa conscience et son cœur. Et son amour explose envers l’être humain un attachement et une force au changement ; de ce fait, il fit ce qu’il a fait. Il annonça la venue du Messie, Issa fils de la très pure Marie, en proclamant une révolution contre l’état de stagnation et les traditions désuètes, il détruisit le temple des juifs talmudistes. Du coup, le sanhédrin réagit en stipulant son crucifiement, le Sauveur avança vers le martyre divin inaugurant « la longue marche » de l’Humanité pour se libérer incessamment des tyrans et des oppresseurs. Il accomplit cette marche divine muni de sa couronne d’épines, de sa croix, de ses clous et de son juste corps nu. Et toute poignée de terre sur le chemin de souffrance à Jérusalem et le sang précieux recueillis entre les mains de la pure Marie comme la terre et le ciel d’alors se sont mus en un tremblement qui a démoli – et qui continuera à démolir – leurs trônes comme ceux de leurs maîtres qui règnent sur le majestueux et puissant Empire.
Il est évident d’évoquer ici une nouvelle initiative, toute récente et de nos jours d’ailleurs : une tentative menée par les juifs talmudistes. Or, une simple information sur la une du quotidien Daily star a attiré mon attention, juste avant la visite de S.S le pape Benoit XVI aux Etats-Unis. De groupuscules juifs avaient réclamé des amendements sur le texte de la messe en latin qui mentionne que les talmudistes sont ceux qui ont crucifié le Christ. Peut-on admettre ceci ? Comme si on demandait aux musulmans de modifier des versets de la prière. Voici une preuve de leur débauche et de leur arrogance, néanmoins, Dieu est plus grand, plus puissant qu’eux comme le sang du Christ versé est plus sublime que leur dépravation. Mais qui vivra verra !
A Dieu ne plaise que j’implique le bien-aimé bouna Yaacoub dans la politique étroite, en revanche, je l’entraîne à la charnière de notre vie et dans la dimension spirituelle de notre existence sur terre et en ce temps présent. Approfondissons la lecture de ses écrits et de ses dires, jetons un regard aussi profond sur ses actions et ses œuvres, se peut-il nous trouvons en ces signes saints et ses directives bénéfiques des solutions assurées qui nous permettront de s’engager sur la voie de sainteté.
Sur ce, je propose à mes compatriotes une suggestion tout en ayant conscience a priori des commentaires critiques bien que cette suggestion soit une conviction afin de prendre en exemple de vie bouna Yaacoub et son cheminement vers la sainteté.
Je lance un appel à tous les fils de la terre du Sud – résistants et non résistants – à tenir haut les images de bouna Yaacoub sur Bawabet fatmé et Tell Hamames comme à Alma Chaab, Aïn Ebel, Rmeïch et sur les hameaux de Chebaa car sa face qui irradie d’amour fera trembler les juifs talmudistes et lancera un défi à leur arrogance.
Elevez les images de bouna Yaacoub à l’intérieur du Syndicat Général des Travailleurs et au cœur de toutes ses manifestations et sit-in : il est le père des pauvres et des miséreux comme des ouvriers et des nécessiteux.
Elevez les images de bouna Yaacoub dans les universités, les écoles et les instituts : il est le saint patron de tous les révolutionnaires et ceux qui aspirent au changement et au progrès.
Hissez les images de bouna Yaacoub au-dessus des casernes militaires : il est le protecteur de la nation et de la sainte terre libanaise.
Voilà mon point de vue. Absolument personnel. Il peut regorger tant d’erreurs : je ne suis ni converti, ni imposteur, ni philosophe, ni rhéteur et ni théologien. Je ne dispose également d’aucun bureau d’information ou de porte-parole, en revanche, je dévoile mes sentiments que je traduis librement sur papier tel que je les ressens. Il se peut qu’il y ait probablement un autre point de vue mais il me suffit d’être à quelques mètres d’où trône bouna Yaacoub pour lui dire en toute sérénité lana Allah, lana Allah, lana Allah ya bouna Yaacoub… Dieu est là, Ô bouna Yaacoub !

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