Présentation de l'œuvre
Recueil de dix nouvelles publié en 2011 chez Dergham Éditions.
« Fatalement, l'amour, tourne-t-il toujours au drame ?
Se traîne-t-il, indéfiniment, au seuil du bonheur inassouvi ? »
Dès la Préface, Charbel TAYAH alerte son lecteur à découvrir maintes problématiques existentielles où l'amour en est le centre de gravité.
Quels sont les personnages de la première nouvelle éponyme ? Elle, n'a ni nom, ni prénom ; Lui, non plus et pourtant, un soir, l'amour les surprend, les entraîne, les devance sur le trottoir de la ville. Etaient-ils en alerte pour déjouer un clin d'œil du destin ? Dans Jusqu'à nouvel ordre, face à la tentation qui n'aiguillonne plus l'amour, la vie permettrait-elle à l'être humain de provoquer des circonstances d'amour ? Dans Le bonheur de l'écriture, l'auteur peint, à travers la figure d'une petite fée, la condition de l'homme qui traverserait cette existence sans découvrir le double amour de l'écriture et de la lecture qui lui procurerait un bonheur indicible. Dans Au commencement, il y avait la mer, la haine ou la justice, pourraient-elles avoir raison de l'amour ? ou bien une autre alternative sublime faciliterait-elle le cours de l'existence ? Il était une fois un chapeau, baladeur et complice de tant de secrets d'amour en communiquant au bonheur inassouvi de deux cœurs puériles contrairement aux Abysses taris qui engloutissent les protagonistes, en mal d'amour, dans de souffrances aphones. Même un roi – tel Louis II de Bavière - fou d'amour de la Beauté éternelle, au soir de sa vie, récite ou chante une Rhapsodie en larmes de Narcisse pour justifier toute la problématique de son existence en faveur de l'amour et de la Beauté et contre les plans de haine et de guerres probables. L'auberge des vieux écrivains, chambre 13 a accueilli et a protégé un amour précoce mais, compte tenu des circonstances contraignantes, il n'est plus à même de lui offrir encore une bienveillance hospitalière. Quant à La main du dragon, une main vouée à la louange divine, elle pèche par excès de vertu et d'amour. Inutile de poignarder, d'abattre et d'assommer l'amour quand il défie le temps et la haine des hommes. Si le spectre des Poignards posthumes plane au-dessus des têtes, la mort tuerait-elle l'amour ou la lueur d'un espoir jaillirait-elle des abîmes pour apaiser les cœurs meurtris ?
Et l'auteur de clore sa préface : « Ô lecteur, tourne chaque page de ce recueil comme si tu feuilletais le calendrier de tes jours perdus avec le temps. La fugacité du temps qui te rend forcément sage offre l'opportunité à tes yeux de rechercher une vérité qui se cache... quelque part ! »
Lire la préface de ce recueil.
